LABO DE NACH

« Je vous apporte ma corporalité pour que vous puissiez trouver la vôtre. Je vous propose un chemin, empruntez-le puis changer de route. Éprouver le Krump avec les codes de la danse Krump. Créer et partager son histoire. Rendre le corps épique. » Nach

Nach rencontre le Krump à l’âge de 22 ans. Devant l’Opéra de Lyon. Elle est rapidement happée par cette danse urbaine dont elle n’avait jusque-là entrevu la force qu’à travers Rize, le fameux documentaire de David Lachapelle. Le KRUMP est pour Nach une libération d’une parole longtemps contenue.Elle danse son envie de vivre. Elle krumpe son sentiment d’urgence de connaître le monde avant qu’il ne sombre. Avec les autres danseurs, elle rit et pleure en un même tremblement.Bientôt, la curiosité qui l’a menée à la danse la conduit vers d’autres horizons…

KRUMP SANS FRONTIÈRES

Si le Krump est pour beaucoup la voie d’une revendication sociale et identitaire, le désir de danse de Nach vient aussi d’ailleurs. Du besoin de trouver sa place dans la société. Un lieu d’échange où apaiser ses doutes et sa peur de ne pas savoir qui elle est. Elle trouve tout cela dans le Krump et même davantage : la pleine conscience de son corps et des sentiments qui l’animent. À son tour maintenant d’ouvrir le Krump au monde. Mais là encore, en son nom propre. Sans la prétention de représenter toute une communauté. La danse de Nach se forge au fil des rencontres. Celle du chorégraphe Heddy Maalem, en 2012, est déterminante dans son désir de développer le Krump au contact d’autres pratiques.

L’INDÉPENDANCE À CŒUR

Nach s’aventure du côté des danses et arts traditionnels d’Afrique et d’Asie. Retient par exemple d’un stage d’initiation au kathakali, forme de théâtre dansé indien, un travail subtil des mains. Sa curiosité lui fait puiser des références hors de la danse : dans les photographies d’Antoine d’Agata et de Francesca Woodman par exemple, dans la littérature et notamment la poésie, Sony Labou Tansi Trakl, le cinéma d’essai, les musiques expérimentales. Dans le flamenco aussi, dont le duende lui évoque l’extase des battles de Krump, la vélocité des personnages incarnés.

Une ouverture en entraînant une autre, Nach commence à mettre sa danse au service du théâtre. Elle voit dans la parole de nouveaux possibles. Réalise que son Krump a toujours été au bord des mots. Aujourd’hui, elle projette de plus en plus son corps dans un cadre théâtral.

Elle a le bonheur de collaborer avec des artistes de tout horizon.

Le samedi 14.05 / 14:00 à 19:00
Tarif : 50€ 
• Lieu : Studio CCN2
• Infos & résas :  helene.azzaro@ccn2.fr