Requiem [Fragments]

Mise en espace Yoann Bourgeois , direction musicale Laurence Equilbey

Création les 10 & 11 juin 2019 aux Nuits de Fourvière à Lyon.

Comment est né le projet Requiem [Fragments] ?
Laurence Equilbey m’a contacté il y a maintenant plusieurs années pour envisager un projet de création. Après quelques tergiversations, c’est autour du Requiem de Mozart que nous avons décidé de nous rencontrer. Cette œuvre est un monument mythique et pourtant sa partition inachevée est très rarement présentée comme telle. Il nous a semblé singulièrement passionnant d’imaginer quelque chose à partir de son inachèvement. Comme si cette méditation sur la mort était doublée par le destin de cette œuvre : Le vide laissé par la mort de Mozart, entre ses lignes virtuoses, génère une extraordinaire tension éloquente.

Pouvez-vous dire quelques mots de votre mise en scène ?
D’abord je voulais ce vide. S’il y a peut-être, quelque part, du haut et du bas, je voulais du vide. Un vide qui ne demande rien à personne. Des esquisses de signes tombent d’on ne sait où, et nous parviennent peut-être, mais disparaissent très tôt, puis tentent à nouveau et meurent, à l’infini. Je voulais deviner dans la nuit. Et puis j’avais cette phrase en tête : Comme des larmes coulent les corps, sur la page noire du destin. Cette phrase a été ma lanterne.

Votre travail porte aussi sur la scénographie ?
Le langage que je développe depuis quelques années passe nécessairement par une écriture de l’espace car il montre les interactions entre l’humanité et l’environnement. Pour cela je créé des dispositifs qui amplifient les phénomènes physiques. Dans ces dispositifs, les hommes et les femmes sont traversés par des forces.

Extrait du programme de salle de la Seine Musicale.

« L’acrobate a conçu, avec la chef d’orchestre Laurence Equilbey, un spectacle à la frontière du cirque et du concert classique. » Le Monde, Rosita Boisseau, 2019

« Dans la fosse, l’Insula Orchesta de Laurence Equilbey, ses instruments anciens. Et, pendant 1 h, sur scène, 8 danseurs, 22 choristes, 4 solistes, les notes originelles de Mozart et un engagement absolu. » Le Progrès, Céline Bally, 2019

« La musique et les voix sont à l’image, à la cadence, à l’unisson de la mise en scène. Le plateau musical, le plateau vocal et le plateau scénique sont en symbiose. » Olyrix, Charles Arden, 2019

Hélène Carpentier / Nathalie Pérez soprano
Eva Zaïcik / Giuseppina Bridelli
alto
Jonathan Abernethy ténor
Christian Immler basse

accentus
Insula orchestra
Laurence Equilbey direction
Yoann Bourgeois mise en espace et scénographie
Yurié Tsugawa assistance artistique durant la création
Guilhem Chatir, Sonia Delbost-Henry, Nicolas Mayet, Jean-Yves Phuong, Sarah Silverblatt-Buser, Alexandre Tondolo, Marie Vaudin interpètes

Antoine Garry création sonore
Jérémie Cusenier création lumière
Sigolène Pétey création costumes, assistée de Sarah Chabrier, et de Chiara Liberti stagiaire costumes
David Hanse, Bénédicte Jolys, ateliers Prelud réalisation scénographie
David Hanse régie générale
Julien Cialdella régie plateau
Edouard Hue chorégraphie du Domine Jesu
Dimitri Jourde regard extérieur ponctuel
Guilaume Monard sonorisateur

© Géraldine Aresteanu

Production déléguée Insula orchestra
Coproduction et production exécutive CCN2 Centre chorégraphique national de Grenoble.
Coproduction Les Nuits de Fourvière. Avec le soutien de l’atelier costumes du Théâtre Municipal de Grenoble.

Yoann Bourgeois bénéficie du soutien de la Fondation BNP Paribas pour le développement de ses projets. Le CCN2 Centre chorégraphique national de Grenoble est financé par la Drac Auvergne-Rhône-Alpes/Ministère de la Culture et de la Communication, Grenoble-Alpes Métropole, le Département de l’Isère, la Région Auvergne-Rhône-Alpes et soutenu par l’Institut français pour les tournées internationales.