Biographie

Yoann Bourgeois, directeur artistique pluridisciplinaire

Né en 1981, Yoann Bourgeois est un artiste aujourd’hui internationalement reconnu qui investit les domaines de la danse, du théâtre, de la musique, de l’installation plastique ou encore de l’audiovisuel. Décloisonnant ainsi et faisant dialoguer des approches, des espaces artistiques.

Entre 2004 et 2006, il intègre le Centre national des arts du cirque de Châlons-en-Champagne qu’il traverse en alternance avec le Centre national de danse contemporaine d’Angers. Il est le seul étudiant à avoir suivi ce double cursus. Il y rencontre Alexandre Del Perugia qui l’initie à une pensée du jeu et Kitsou Dubois pour des recherches en apesanteur. Il obtient son diplôme en 2006. De 2006 à 2010, il travaille aux côtés de Maguy Marin, en tant que danseur permanent du Centre chorégraphique national de Rillieux-la-Pape.

À partir de 2008, chaque été, il met en place “l’atelier du joueur”, espace nomade de recherche questionnant l’art vivant, en réunissant autour de lui des artistes issus de champs artistiques différents. De ces collaborations naît la Compagnie Yoann Bourgeois en 2010. En juillet, de cette même année, la MC2-grenoble lui propose d’investir le fort de la Bastille : il créé Cavale. Le succès est immédiat. Yoann Bourgeois acquiert une notoriété nationale et devient artiste associé de la MC2.

Il amorce alors un premier cycle de création autour de grandes œuvres musicales pour travailler la « figure », un élément classique de l’écriture circassienne, à la manière de motifs. Cette nouvelle écriture permettant au cirque de s’émanciper de la toute-puissance du « spectaculaire ». De ce cycle naîtront Les Fugues, petites danses spectaculaires pour un homme et un objet écrites précisément sur L’Art de la fugue de J. S. Bach.

2011 amorce un tournant, Yoann Bourgeois produit L’Art de la fugue, sur l’œuvre de J.S. Bach. Cette création est largement saluée par le public et la presse. L’année 2013 est celle de la transition. Yoann Bourgeois initie un programme inédit de transmission de ses pièces dans les écoles supérieures de cirque. Convaincu que les artistes de cirque doivent se réapproprier leurs histoires, ce projet soutenu par la SACD, vise à réfléchir aux conditions d’apprentissage du cirque pour que l’émergence d’un répertoire puisse avoir lieu.

En 2014, Yoann Bourgeois affirme son intérêt tout particulier pour la relation corps / force comme source inépuisable de drame. De cette recherche naîtront Celui qui tombe pour la Biennale de la danse et Minuit – Tentatives d’approches d’un point de suspension au Théâtre de la Ville. C’est la consécration.

En 2016, il est nommé directeur du Centre chorégraphique national de Grenoble. Il devient alors le premier artiste de cirque à diriger une institution nationale dédiée à l’art chorégraphique. Son travail au sein du CCN2 est très largement reconnu par sa capacité d’ouverture et de partage, de décloisonnement disciplinaire, social et territorial.

En 2017, le Centre des monuments nationaux confie à Yoann Bourgeois le soin d’investir le Panthéon. Cette performance donne lieu à une ovation publique et médiatique. Le New-York Times le décrit alors comme un « dramaturge de la physique ». L’année 2018 est cruciale. Dominique Hervieu confie à Yoann Bourgeois le grand final du défilé de la 18ème Biennale de la danse. Il crée Passants avec 25 amateurs de tous les âges. Durant cette même biennale, Yoann Bourgeois investit l’ancien musée Guimet et coréalise avec Michel Reilhac, la première œuvre acrobatique Fugue VR en réalité virtuelle.

Yoann Bourgeois a collaboré avec de prestigieuses compagnies telles que le Nederlands Dans Theater ou l’opéra de Göteborg. Il développe des projets avec des artistes de renommées internationales comme Missy Elliot, le groupe Coldplay, Harry Styles ou encore FKA twigs.

Yoann Bourgeois continue à élargir son univers de création. Il amorce ainsi de nouvelles collaborations notamment dans le monde de la mode, du design ou de l’audiovisuel. En renouvellement perpétuel, il travaille actuellement à imaginer le premier lieu de création dans un espace naturel sensible (ENS) qui articulera recherche poétique et sensibilisation environnementale.